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Rose et Noir

Rose et Noir

Date de sortie Réunion : 04 novembre 2009

Genre : Aventure, Comédie, Historique
Durée : 1h37 - Année : 2008 - Pays : France
tout public

Réalisé par Gérard Jugnot
Avec Bernard Le Coq, Assaad Bouab, Stéphane Debac

Critique Presse 8 avis
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Synopsis

Choc des cultures
En 1577, Pic Saint Loup, grand couturier sur le déclin, se voit confier par le roi Henri III, une mission diplomatique : il doit confectionner sa plus belle robe de cérémonie pour le mariage arrangé d'un de ses neveux avec la fille d'un Grand d'Espagne.Dans une Espagne catholique intégriste qui traque protestants, maures, juifs et homosexuels, Saint Loup (fort peu hétéro) va se mettre en chemin entouré de ses gens.Ce qu'il ignore, c'est qu'il part avec un protestant, son fidèle secrétaire, bien décidé à cacher une bombe dans la robe pour venger les siens de la sanglante Saint Barthélémy. Il part également avec son nègre un maure qu'il doit transformer en blond normand, avec son parfumeur, son nez un juif marrane ainsi que son coiffeur, une folle perdue.Tout ce joli monde persona non grata va se retrouver chez le père de la fiancée, un détraqué de la pire espèce, qui n'est autre que le grand inquisiteur de Cordoba...Pic Saint Loup qui a voué sa vie à mettre un peu de rose sur l'existence qui ne l'est guère, va se retrouver projeté dans le noir le plus profond des fous de Dieu de l'inquisition. C'est ce qu'on appelle se jeter dans gueule du loup...


séances

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avis de la presse

synthèse Cinéfil par Virginie Beck  

En Rose et noir, Jugnot a exhibé sa peur. Celle de l'intolérance, sous toutes ses formes. Dans ce "mélange de "carrosse movie" déjanté et de cape et d'épée" (Le Figaroscope), plein de "bonnes intentions" (L'Express), l'acteur- réalisateur s'en donne à coeur joie dans son rôle de grande folle version Renaissance. Certes, c'est une "fable sur la tolérance" (Les cahiers du cinéma), mais dont les personnages caricaturés, le manichéisme trop poussé et "l'absence de rythme" (Le Monde) en font un plaidoyer humaniste "des plus ronflants" (Télérama), voire "flasque et gluant" (Les Inrockuptibles).Les internautes ont également des avis partagés. Robin54 a apprécié l'interprétation de Jugnot, "excellente" et les costumes, "sublimes". Plus qu'une comédie burlesque, le film "fait réfléchir à l'intemporalité de l'intolérance" (kelly green 81) avec un "humour potache" (wilfrites). En revanche, d'autres sont navrés par le "scénario léger et les gags inexistants" (islander) de cette "Folie des grandeurs revisitée" (nauthomm).

Cahiers du Cinéma par Jean-Philippe Tessé  

Rose et noir est une fable sur la tolérance qui nous apprend que la tolérance, ça vaut toujours mieux que la l'intolérance. Ca se passe au seizième siècle [...]. Avant il y a une scène formidable à base de pets où Jugnot, ayant abusé de laxatifs, reçoit sur son trône le roi de France. L'insolent.

Le Figaroscope par Anthony Palou  

Cette farce haute en couleur ne manque pas d'ambition. Un mélange de "carrosse movie" déjanté et de cape et d'épée. Jugnot s'en donne à coeur joie en Lagerfeld mode Renaissance. On peut y voir un hommage à La Folie des grandeurs. Il aurait d'ailleurs pu s'appeler "La Folle des grandeurs" ! Ici, comme chez Oury, le rire n'est jamais gratuit.

L'Express par Christophe Carrière  

Eu égard à l'actif de l'artiste et à ses bonnes intentions ici présentes, on a du mal à déclarer la chose totalement nulle. Mais vu le prix de la place de cinéma, on ne peut que déconseiller de débourser le moindre euro pour pareille lourdeur.

Libération par Didier Péron  

Rose & Noir ne dérange, il est vrai, personne sinon peut-être quelques homosexuels aigris qui se seraient volontiers passés de cette défense et illustration de leur différence au porte-voix de la "grosse fraise" Pic Saint Loup, couturier déclinant à la cour d'Henri III. Jugnot ne pouvait pas imaginer que son film allait tomber en pleine ambiance flippante de chasse aux prétendus pervers et de lynchage politico-Internet. Son speech en est un peu moins vain, du coup, mais c'est au prix fort d'une adéquation critique entre idéologie rance et navet intégral.

Télérama par Jacques Morice  

Les décors et les costumes sont à peine mis en valeur et le casting, médiocre, n'arrange rien. Jugnot signe, au final, un plaidoyer humaniste des plus ronflants sur le respect des différences sexuelles et religieuses. On le préfère nettement lorsqu'il épluche les contradictions du Français moyen.

Le Monde par Jacques Mandelbaum  

Des idées pauvres pour une comédie sans rythme. Le manichéisme de la situation, la découpe caricaturale des personnages, l'absence de rythme, le pilotage automatique de la mise en scène à partir d'une idée somme toute assez pauvre, tout conduit le film à sa perte. Le fantôme de La Folie des grandeurs de Gérard Oury, auquel on pense nécessairement ici, reste décidément hors de portée.

Les Inrockuptibles par J.B.Morain  

Rose & noir est le dixième film réalisé par Jugnot. On y reconnaît son goût pour l'alternance un peu trop abrupte entre le comique (lui, en De Funès un peu trop gentil) et l'émotion (un enfant, comme dans M. Batignolles), et aussi un métier, une patte, un style rapide et maladroit, si rapide qu'il en oublie de prendre le temps de poser ses personnages, ses situations, d'amener ses gags. Quant au "message" humaniste (la tolérance, l'acceptation des autres, c'est bien), il est si flasque et gluant qu'il donne envie de s'enrôler chez les Talibans.

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