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MammuthDate de sortie Réunion : 08 septembre 2010 Genre : Comédie romantique Réalisé par Benoît Delépine, Gustave Kervern
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Depardieu au Groland
Serge Pilardosse vient d'avoir 60 ans. Il travaille depuis l'âge de 16 ans, jamais au chômage, jamais malade. Mais l'heure de la retraite a sonné, et c'est la désillusion : il lui manque des points, certains employeurs ayant oublié de le déclarer ! Poussé par Catherine, sa femme, il enfourche sa vieille moto des années 70, une " Mammuth " qui lui vaut son surnom, et part à la recherche de ses bulletins de salaires. Durant son périple, il retrouve son passé et sa quête de documents administratifs devient bientôt accessoire.




La presse est séduite par les acteurs : "La distribution est de haut vol, avec Isabelle Adjani qui fait quelques apparitions et Benoît Poelvoorde accroché à son discours de la méthode" ( Libération). Mention spéciale pour Gérard Depardieu : il "se révèle comme ce qu'il n'a jamais cessé d'être : un immense acteur romantique, en mal d'amour et de tendresse" (Le Monde). Quant à la poésie, elle divise : "Parfois triviale, parfois lyrique, parfois contemplative - comme dans la seconde partie de Mammuth" (L'Express), "De la pose mais pas de le poésie, que [les auteurs] prétendent vendre à chaque plan" (Cahiers du Cinéma).Dans l'ensemble, même engouement de la part des internautes : "Depardieu est monstrueusement lui-même : grandiose"(Loumatin), "Le charisme de Gerard Depardieu voilà incontestablement la première réussite de ce film" (Lyes215). Mais c'est encore la poésie qui pèche : "Belle photographie, humour noir et poésie, un régal" (LadyRem), "les images du style super 8, pas de sujet, creux comme un navet ! " (matuvu).
L'Express par Christophe Carrière



De la poésie. Parfois triviale, parfois lyrique, parfois contemplative - comme dans la seconde partie de Mammuth. Mais toujours suivie de gags et de réflexions d'une farouche causticité propres aux auteurs et citoyens de Groland.
Libération par Mathieu Lindon



Depardieu retraité recherche ses employeurs dans une comédie aussi désespérée que joliment miteuse. Groland et gros casting. La distribution est de haut vol, avec Isabelle Adjani qui fait quelques apparitions et Benoît Poelvoorde accroché à son discours de la méthode. Et Gérard Depardieu emporte tout, avec sa grosse présence.
Télérama par Louis Guichard



Mammuth n'est pas un chef-d'oeuvre. Il y a des scories, de petites âneries même, comme il y a des coups de force incroyables - une scène de masturbation entre cousins sexagénaires, à la recherche de leurs joies adolescentes : on dirait le remake tout cabossé d'une séquence de 1900, de Bertolucci, avec De Niro et Depardieu, déjà... Mais la grande réussite de Delépine et Kervern, c'est de redonner à un mythe vivant, souvent égaré toutes ces dernières années, un monde de cinéma qui lui convient absolument et auquel il fait, en retour, don absolu de lui-même. Mammuth est l'un de ces films, finalement rares, qui font, au sens plein du terme, aimer un acteur.
Les Inrockuptibles par Axelle Ropert



Les scènes sont très marrantes, mais une idée au moins est géniale, déjouant les facilités de la misanthropie bougonne et desserrant l’étreinte de ce monde de demeurés : avoir confié le rôle de “Mammuth” à Gérard Depardieu. A notre tour de dire une chose, idiote mais bouleversée : c’est le plus grand acteur au monde.
Cahiers du Cinéma par Jean



Si le début du film est parfois drôle [...], il s'effondre quand Serge enfourche sa moto, une "Mammuth" pour faire la tournée de ses anciens employeurs et compléter son dossier de retraite. [...] De la pose mais pas de le poésie, que [les auteurs] prétendent vendre à chaque plan.
Le Monde par Jacques Mandelbaum



Sous la trivialité pachydermique de cette balade, Gérard Depardieu se révèle comme ce qu'il n'a jamais cessé d'être : un immense acteur romantique, en mal d'amour et de tendresse.