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L'IllusionnisteDate de sortie Réunion : 08 septembre 2010 Genre : Film d'animation Réalisé par Sylvain Chomet
bande annonce
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Sur un scénario inédit de Jacques Tati
Un vieil illusionniste sur le déclin rencontre une jeune fille qui va changer sa vie... Après "Les triplettes de Belleville", Sylvain Chomet met en scène un scénario inédit de Jacques Tati.




L’auteur des Triplettes de Belleville exhume un scénario de Tati et laisse libre cours à sa nostalgie un peu chevrotante d’un monde enfoui.[...] Le film de Chomet réussit à véhiculer le mélange unique de poésie, d’humour, de burlesque et de mélancolie qui était propre à l’univers de Tati.
Le Figaroscope par Olivier Delcroix



Baigné dans une mélancolie certaine, le film a surtout le mérite de ressusciter la grande et belle silhouette de Jacques Tati. Elle traverse son film avec une élégance quasi poétique et cette légère raideur comique, qui l'a rendue inoubliable. Voilà qui n'est pas le moindre des tours de passe-passe de Sylvain Chomet.
Télérama par Cécile Mury



Cet Illusionniste est aussi tendre et contemplatif que les Triplettes étaient bouffonnes et inquiétantes. Mais on retrouve le regard oblique, le talent si particulier de Sylvain Chomet. Son tracé ébouriffé croque un personnage pittoresque en quelques mouvements : trognes des piliers de bar, dégaine du manager engoncé dans son costume à la mode, gestes fatigués d'un vieil artiste à bout de souffle. Surtout, le réalisateur a gardé son amour narquois pour tout un bric-à-brac rétro : vieilles guimbardes, devantures patinées et maisons de guingois. Ce monde d'hier flotte entre réalisme et poésie. Une brocante magique, patiemment « restaurée » à la main. Sylvain Chomet croit encore à l'ancienne magie, celle des lapins dans les chapeaux et des pinceaux sur les feuilles.
Cahiers du Cinéma par Thierry Méranger



Le film choisit de restituer à la fois l'illusion du tour et l'effort d'orientation du regard qui forment l'essentiel du travail de l'artiste. Fable sur le cinéma, évidemment, que le recours à l'animation rend limpide. [...] Histoire d'un amour impossible, L'Illusionniste trace alors de belles lignes de fuite.
L'Express par Christophe Carrière



Sophie Tatischeff, fille du grand Jacques, a eu la bonne idée de passer le relais à Sylvain Chomet, génial réalisateur des Triplettes de Belleville (2003). Une épée du rayon animation, donc. Qui s'émousse quand Chomet se laisse submerger par la mélancolie de Tati, livrant plus un hommage au maître qu'une adaptation personnelle. Néanmoins, cela reste de la belle ouvrage, au graphisme irréprochable et pourvue de quelques séquences épatantes (à base de lapin carnivore et de ragoût...). On en aurait aimé un peu plus, voilà tout.