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J. Edgar vostfrDate de sortie Réunion : 09 février 2012 Genre : Biographie Réalisé par Clint Eastwood
bande annonce
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Hoover booké
Retour sur la personnalité trouble d'Edgar Hoover, directeur polémique du FBI de 1924 à 1972 : son rôle-clé dans la lutte contre la criminalité des années 1930, ses relations supposées avec la Mafia, ses dossiers secrets établis sur diverses personnalités politiques et sa sphère privée (notamment son homosexualité supposée et son racisme).




POUR : Officiellement, c'est le portrait du patron historique du FBI, à la longévité exceptionnelle, en poste de 1924 à 1972. Secrètement, c'est le retour inespéré du Clint Eastwood sentimental de Sur la route de Madison et du cinéaste crépusculaire de Million Dollar Baby. Comment ce mélange des genres est-il possible ? Contre toute attente, Eastwood, étiqueté de droite, est impitoyable face à l'« oeuvre » du superflic John Edgar Hoover. Leonardo DiCaprio, qui incarne Hoover d'un bout à l'autre de sa carrière, apparaît d'emblée grimé - à la perfection - en vieil homme. J. Edgar est un grand film sur le déni. CONTRE : c'est au tour d'Eastwood d'accepter un scénario qui aurait davantage convenu à... Scorsese ! On y retrouve, d'ailleurs, son petit chouchou, Di Caprio. Mais aussi ses obsessions : l'ambition dévorante et la parano galopante. Sauf qu'avec ça dans les mains Clint perd tous ses moyens. Politiquement, son regard est ambigu sinon inconséquent. Le film montre trop peu la réalité politique et ne propose aucune piste de réflexion historique.
Le Monde par Thomas Sotinel



Même en 2011, J. Edgar déconcerte. Plus encore que Invictus ou Au-delà, les deux derniers films d'Eastwood, qu'on n'attendait pas non plus de ce réalisateur que le temps rend de plus en plus imprévisible. Mais contrairement à ses prédécesseurs, J. Edgar est une réussite, un film tourmenté et fascinant surgi des replis les plus ténébreux de l'histoire et de la psyché américaines. Depuis longtemps, Clint Eastwood est fasciné par la construction des mythe (...) J. Edgar dissèque une légende plus noire et va en chercher les racines dans l'intimité de son sujet.
L'Express par Iris Mazzacurati



Un biopic classique, de bonne facture, et un DiCaprio magistral. Dans une tentative louable de sortir du schéma chronologique classique du biopic, Eastwood mêle flash-backs et temps présent, portés par la photographie du fidèle Tom Stern. Une réussite en quelque sorte.
Libération par Bruno Icher



Avec J. Edgar, il réalise sans doute un de ses films les plus ambitieux, bien aidé par un Leonardo DiCaprio magistral dans un registre mêlant l’antipathique au vulnérable qu’il maîtrise sur le bout des doigts. Eastwood dresse un portrait de «son» Amérique, celle d’une supposée apogée que le cinéaste a fini par incarner, à travers un héros paradoxal, torturé et tragique, vivant toute son existence au rythme contraire de sa réputation. Une sorte de Eastwood à rebours, longtemps admiré et craint, avant de devenir, après sa mort, objet de répulsion et de sarcasmes.