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ClonesDate de sortie Réunion : 28 octobre 2009 Genre : Science fiction Réalisé par Jonathan Mostow
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Dans le futur, on est mieux chez soi
Deux agents du FBI enquêtent sur le meurtre mystérieux d'un étudiant, qui semble lié à l'homme qui a contribué à mettre au point une invention qui s'est imposée dans toute la société : les gens peuvent désormais acheter des versions robotisées d'eux-mêmes, des doubles sans défaut qui, commandés à distance, effectuent leurs tâches à leur place et leur permettent de vivre par procuration sans quitter le confort et la sécurité de leur domicile. Cette révolution technologique soulève beaucoup de questions, dont la première va vite devenir préoccupante : dans un monde d'apparences, qui est réel, et à qui peut-on faire confiance ?




Si Les Cahiers du cinéma sont charmés par "l'artisanat à l'ancienne" et "l'étrange patine mélancolique" de cette adaptation du Comic book Surrogates, c'est la "critique au vitriol du monde des apparences" qui intéresse Le Figaroscope.Les autres sont plutôt déçus. A partir d'un "sujet kubrickien en or" (Les Inrockuptibles) aux promesses passionnantes, Mostow n'en fait malheureusement rien de bon, hormis un "scénario pataud" aux multiples incohérences (Le Monde) et une "série B d'anticipation à la noix de coco" (Libération). Il rassemble les ingrédients d'un bon gros film d'action sans surprises : un monde "propre et toc" (L'Express), des poursuites et des explosions pour "un condensé à peine futuriste" (Télérama) sur les penchants du monde capitaliste et technologique.Le film a enthousiasmé certains internautes : "un bon tempo" (faberice), autant "de jolies scènes intimistes que de bonnes scènes d'actions" (ADIGALLIA) et une intrigue "bien ficelée" (DEXI). Pour les autres, les non-convaincus, Bruce Willis est "pâle" (lonegunman), comme le scénario, "un peu un copier/coller de I.Robot", ce qui donne au final un "résultat bâclé" (juanphilip). Dommage.
Cahiers du Cinéma par Vincent Malausa



Il y a ici un plaisir de l'artisanat à l'ancienne qui confine souvent au kitsch [...] mais donne au film une étrange patine mélancolique. L'apocalypse poétique de la fin [...] est à ranger à côté de la chute de Los Angeles 2013, lorsque Snake Plissken renvoie le monde au chaos d'un craquement d'allumette. Le romantisme punk de Carpenter trouve chez Mostow une variation discrètement romantique - son mode humble et mineur.
Le Figaroscope par Philippe viguié-desplaces



Adaptation assez réussie du comic book Surrogates de Robert Venditti et Brett Weldele, le nouveau film d'anticipation de Bruce Willis mélange efficacement le style visuel de I Robot avec la mise en scène coup-de-poing façon Terminator. Une critique au vitriol du monde des apparences.
L'Express par Julien Welter



Dans un futur propre et toc, Bruce Willis se retrouve avec un crime très classique sur les bras : un homme aurait tué deux personnes en mettant hors circuit leurs "clones". [...] Jonathan Mostow déroule le conducteur classique du gros film d'action sans surprise : bons mots, poursuite, explosion. L'histoire originale méritait plus de subtilités.
Libération par Philippe Bayon



Dans cette série B d'anticipation à la noix de coco (lisse comme le crâne chauve du héros - le plus idéal depuis Yul Brynner) que n'eût pas renié Ray Bradbury, voire Philip K. Dick, Bruce Willis renoue avec ses démons, qui sont les nôtres.
Télérama par Louis Guichard



Voilà un condensé à peine futuriste de certains penchants caractéristiques des pays riches : la vie par procuration, via la technologie, par exemple les avatars des jeux vidéo en ligne. Ou, dans un autre genre, la vaine propension à envisager le corps comme une mécanique parfaite et inoxydable.
Le Monde par Isabelle Regnier



Jonathan Mostow avait entre ses mains la promesse d'un film d'anticipation passionnant. Malheureusement, son scénario pataud multiplie les incohérences, et passe par pertes et profits la complexité de son sujet. Son seul propos semble être de filmer le visage rajeuni par les effets spéciaux de sa vedette - qui vaut le détour cela dit !
Les Inrockuptibles par Jacky Goldberg



Un sujet kubrickien en or, dont Jonathan Mostow ne fait malheureusement rien, ou si peu. Qu'est-il arrivé au réalisateur des passionnants U-571 et Terminator 3, successeur désigné de John McTiernan, pour pondre un film aussi insipide et lisse, pas désagréable mais sans la moindre surprise, si ce n'est la drôlerie de voir évoluer Willis avec une mèche blonde, la peau d'un Jonas Brother et trente ans de moins au compteur.