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AmericanoDate de sortie Réunion : 25 janvier 2012 Genre : Drame Réalisé par Mathieu Demy
bande annonce
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À la frontière de la mémoire
Martin vit à Paris avec Claire. Leur relation est dans une impasse. Lorsqu'il perd sa mère, restée en Californie, Martin doit retourner dans la ville de son enfance pour s'occuper des formalités liées à son héritage. Arrivé à Los Angeles, il retrouve Linda, une amie de la famille, qui le mène jusqu'à l'appartement de sa mère, dans un quartier qu'il a bien connu lorsqu'il vivait avec elle. Des images de son enfance refont alors surface, et le troublent. Incapable d'affronter cette épreuve, il fuit vers Tijuana où il s'égare sur les traces de Lola, une jeune femme mexicaine qu'il a connue jadis, et qui a depuis occupé une place importante dans la vie de sa mère. Il la retrouve à l'Americano, un club dans lequel elle danse tous les soirs... Mais pour faire son deuil, Martin va devoir revisiter son passé.




Quand on est le fils d'Agnès Varda et de Jacques Demy, comment éviter le mimétisme ou, au contraire, la table rase ? Pour son premier long métrage, Mathieu Demy a opté, à bon escient, pour le déplacement. Dans son premier élan, le film, encore timide, séduit en jouant avec le feu autobiographique (...) Americano brode une suite imaginaire à l'autofiction maternelle, tournée sur les mêmes lieux. C'est en filmant librement, au-delà des références et des citations, cette belle héroïne (Salma Hayek) perdue que l'auteur-réalisateur débutant semble éprouver le plus vif plaisir de cinéma. Et c'est communicatif.
Le Figaroscope par Isabelle Fargette et Olivier Delcroix



Un hommage à Lola de Jacques Demy qui se voudrait touchant mais qui n'est que gênant de maladresse.
Libération par Gérard Lefort



Demy ne renie par son arbre généalogique mais en secoue les branches et en fait tomber de beaux fruits. Sans doute en faisant mourir le personnage d’une mère marginale et excentrique, ou en confiant à Jean-Pierre Mocky le rôle d’un père un poil absent. Mais cet arrangement avec le passé ne suffirait pas à faire un film si Demy ne métamorphosait pas son évocation en un mouvement de cinéma, un geste d’expatriation qui est, précisément, le sujet d’Americano. (...) Mathieu Demy ne nous abandonne pas. Un gars déplacé qui, avec sa façon d’être toujours à côté de la plaque, met dans le mille d’un beau film en forme de blues : idées noires et mélodie incandescente.