Les syndicats et Tereos ont signé la convention cannes. Le conflit est terminé

lundi 10 juillet 2017 - Manifestation des agriculteurs

Les syndicats et Tereos sont arrivés en préfecture ce mardi soir 11 juillet 2017 pour signer la convention cannes. Dans la matinée, les planteurs de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs ont majoritairement accepté la dernière proposition de Tereos d’une augmentation de 2,60 euros sur le prix de base de la tonne de cannes. La la CGPER n’a pas procédé à un scrutin à bulletin secret. L La déception et l’amertume sont notables dans le commentaires de plusieurs planteurs qui se demandent "pourquoi avoir fait tout ça pour ça"

 

Ce live est à présent terminé. Merci d’avoir suivi cette actualité avec Imaz Press Réunion

 

• 19h01 - La nouvelle convention cannes est signée entre les trois syndicats de planteurs et Tereos. Le conflit est terminé

• 18h21 - Les représentants des syndicats agricoles sont entrés en réunion, en vue de signer la nouvelle convention canne 2017/2021.

• 18h10 - Téréos est arrivé à la préfecture pour la réunion prévue à 18h00. Les représentants des syndicats de planteurs sont en train d’arriver.

• 15h59 - Une réunion aura lieu cet après-midi entre les trois syndicats agricoles.

• 15h14 - La CGTR annonce l’annulation de son rassemblement de soutien aux planteurs prévu ce mercredi matin 12 juillet devant le port est

• 13h31 - Grogne entre les "oui" et les "non" à la convention canne, dans les rangs de la CGPER.

• 13h15 - Concrètement la dernière proposition du groupe sucrier acceptée par la majorité de planteur de la FDSEA et des JA s’établie à 2,60 euros d’augmentation sur le prix de base de la tonne de canne auxquels s’ajoutent 88 centimes d’intéressement sur la vente du sucre. Soit un total de 3,48 euros par tonne. A ce montant s’ajoute 40 centimes versés aux agriculteurs produisant moins de 700 tonnes de cannes. Soit un total de 3,88 euros. Ces prix sont appliqués pour une richesse (en sucre) de référence à 13,8. 70% des planteurs produisent moins de 700 tonnes de cannes

• 12h55 - Jean-François Sababady est amer : "ils ont fait un vote sur la forme, mais c’est toujours la CGPER qui est majoritaire (...) Avant, c’était la CGPER qui signait une convention sans la base, maitenant c’est la FDSEA, lance-t-il à l’issue du vote.

• 12h55 - "On ne signera pas la convention sans la CGPER qui est syndicat majoritaire" indiquent Bruno Robert et Frédéric Vienne, dirigeants syndicaux JA et FDSEA.

• 12h54 - "Nous, à notre faible niveau, nous avons pu obtenir 3 euros pour 70 % des canniers, c’est ça qu’il faut retenir de ce conflit" souligne Frédéric Vienne (FDSEA). "Nous avons mené le combat face à l’Etat et face aux industriels" ajoute-t-il.

• 12h37 - La signature de la convention canne a majoritairement été adoptée par les Jeunes Agriculteurs et la FDSEA, à l’issue du vote de leur base. 59 votes expriment le "oui" contre 36 pour le "non". L’adoption de la convention canne revient à accepter la dernière proposition de Tereos sur l’augmentation de 2,60 euros du prix de base de la tonne de canne



• 12h25 - "La crise qui frappe la filière canne était prévisible. Depuis quelques années, l’échéance de 2017 avec la fin des quotas était connue de tous. C’est une conséquence directe de la soumission de l’Europe à des politiques ultra libérales qui met en péril nos productions" écrit André Thien-Ah-Koon, maire du Tampon, dans un communiqué.

"L’Etat a versé une aide de 38 millions aux industriels mais aucun plan d’accompagnement n’a été mis en place pour les planteurs. Ces derniers ont été abandonnés !" ajoute-t-il. Le maire demande "un plan d’urgence pour aider les planteurs à affronter cette période délicate, et il faut un plan de reconversion pour ceux qui le souhaitent (...) L’Etat doit engager sans plus attendre un plan de sauvegarde et un plan d’avenir pour la filière canne" terine André Thien-Ah-Koon.

• 12h24 - Le dépouillement du vote vient de commencer.

• 12h00 - Une centaine de personnes sont présentes au niveau de champ de foire de Bras-Panon. Un vote va se dérouler. L’urne est en train d’être installée. Objectif : valider ou non les propositions réalisées par Tereos et savoir si la nouvelle convention canne peut être signée ou non, si la coupe pourra enfin débuter dans l’île. Pour rappel, la campagne sucrière 2017 devait démarrer dans l’Est à la fin juin et en ce début juillet dans le Sud-Ouest.

• 11h14 - L’assemblée générale des syndicats agricoles (FDSEA - JA) commence. Bruno Robert, président des Jeunes agriculteurs, prend la parole.

• 10h52 - Une vingtaine de camions dérangerait la circulation du côté du rond point de l’usine du Gol, en direction de l’Etang-Salé, selon les informations transmises sur radio Free Dom.

• 11h01 - Les transporteurs indiquent qu’ils mettent fin à leur journée morte

• 10h48 - Les représentants syndicaux s’adressent à leur base, avant le début de l’assemblée générale à Bras-Panon ce mardi matin. Cette dernière va démarrer. La tension se lit sur les visages des responsables syndicaux qui se réunissent en aparté.

 


Crise des planteurs : les dirigeants syndicaux s’adressent à leur base https://t.co/uy9uVZBi04 pic.twitter.com/iOsRxwoll2
— Imaz Press Réunion (@Ipreunion) 11 juillet 2017


 

• 10h38 - L’assemblée générale des Jeunes Agriculteurs et de la FDSEA va débuter. Leurs présidents vont s’adresser à la base pour détailler les dernières propositions de Tereos.

• 10h27 - Sept camions chargés de charbon ont été refoulés à l’entrée de l’usine du Gol à Saint-Louis. Les planteurs qui ont installé un nouveau barrage devant l’unité industrielle ont refuse de les laisser passer. Finalement un seul camion a été autorisé à entrer. Les six autres sont repartis au Port. Le charbon doit servir à alimenter la centrale thermique.

• 10h17 - De sources proches des forces de l’ordre ont affirmé que l’ambiance a été très tendue devant l’usine de Bois Rouge dans la nuit de lundi à mardi. Un tracteur aurait tenté de forcer le barrage mis en place par la police aux abords de l’unité industrielle. Une procédure judiciaire serait engagée.

• 9h03 - A l’appel du syndicat réunionnais des transporteur et des terrassiers (SRTT), une vingtaine de poids-lourds est rassemblée sur le parking de la piste de kart à Saint-Louis. Les forces de l’ordre sont sur place. "Nous n’allons pas travailler aujourd’hui, nous n’allons pas livrer le chantier de la NRL" indique Hubert Poinapin, dirigeant du SRTT

• 8h01 - Il n’y a pas de planteurs ni de tracteurs devant l’usine de Bois Rouge

• 7h59 - Les nouvelles propositions pour une augmentation globale du prix de la tonne de cannes seront présentées aux planteurs à 10 heures par les dirigeants des syndidats agricoles. "Je suis optmiste, j’espère fortement que nous nous dirigeons vers une sortie de crise" déclare Fredéric Vienne

• 7h38 - "La préfecture nous a indiqué que Tereos avait de nouvelles propositions. Nous allons les soumettre à la base" déclare Fredéric Vienne de la FDSEA. "Nous avons travaillé jusque tard dans la soirée pour trouver des solutions" déclare pour sa part Bruno Robert des Jeunes Agriculteurs (JA) en faisant allusion à la réunion qui a eu lieu mardi soir entre les trois syndicats agricoles (CGPER, FDSEA, JA) et la Direction de l’Agriculture

Une rencontre entre la préfecture et Tereos a eu lieu plus tard dans la nuit. C’est à ce moment là que de "nouvelles propositions ont été faites" par le groupe sucrier, note Fredéric Vienne

• 7h15 - Une journée morte est en préparation pour les transporteurs. Les poids lourds ne circuleront pas et ne livreront pas le chantier de la nouvelle route du littoral. "Nous souhaitons fortement qu’une solution soit trouvée. Le but de notre action est d’aider les planteurs à sortir du conflit" souligne Johny Arnachellum de l’Unostra. Tous les poids-lourds sont stockés sur leurs différentes platerformes partout dans l’île

Dès ce week-end, la semaine ne s’annonçait pas de bonne augure. Les négociations, au point mort depuis ce dimanche n’ont pas avancé d’un centime ce lundi. Téréos ne propose pas plus de 2,50 euros de hausse par tonne de cannes et les planteurs réclament 6 euros et en tout cas pas moins de 3 euros. En début de soirée de ce lundi, les organisations syndicales ont rencontré la direction de la DAAF - Direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt.

Pendant plus de trois ils ont réfléchi à des pistes afin de sortir de la crise. "Nous allons ajoutre des centimes à des centimes grapillés par ci et par là" disait l’un des synedicalistes avant d’entrer en réunion. Une proposition sera faite ce mardi à Tereos. Ce groupe industriel multiplie la communication pour expliquer qu’il ne peut pas aller plus loin que les 2,50 euros de hausse sur le prix de base de la tonne de cannes

Comme promis la semaine dernière, d’autres organistions ont annoncé leur entrée dans l’action. Les fédérations BTP, Ports et Docks et Commerces, Distribution et Services de la CGTR donnent rendez-vous aux agriculteurs et à la population dès 6 heures ce mercredi matin, devant le Port Est "pour que plus rien ne sorte ni ne rentre de ce port afin de soutenir le combat légitime des planteurs" a indiqué Danio Ricquebourg, secrétaire général de la GTR Ports et Docks. Une forte délégation de ce syndicat s’est rendue au Barachois en début de soirée ce lundi pour annoncer la nouvelle aux planteurs.

Ce lundi soir toujours, les transporteurs, sont également venus sur le Barachois. Ils ont confirmé leur entrée en action et leur soutien aux agriculteurs.

Peu après les planteurs ont levé le camp et ont quitté les jardins devant la préfecture après 13 jours d’occupation sur le Barachois. Ils ont pris la direction de l’usine de Bois Rouge, "car nous partons d’ici pour mener des actions plus dures ailleurs" prévenait un planteur interrogé au cours de notre direct



 

Lundi, les opérations escargot se sont enchaînées, notamment entre Saint-Louis et Saint-Pierre. L’usine du Gol ainsi que la centrale thermique ont été hors d’accès. Dans l’Est, les salariés de l’usine de Bois Rouge, en pleine négociation sur leurs salaires, ont débrayé. Ils repredront le travail ce mardi. Dans le Nord, le ton est encore monté d’un cran, lorsque du côté du pont la Rivière Saint-Denis, une centaine de manifestants a bloqué la circulation aux poids-lourds, dont certains transportant les galets destinés au chantier de la Nouvelle route du littoral.

Au cours de la journée, le nouveau préfet de La Réunion Amaury de Saint-Quentin s’est montré ferme quant à ce conflit, à l’occasion de sa prise de fonction et de sa présentation à la presse. "Nous sommes passés de 0,49 centimes à 2,50 euros pour le prix de base (de la tonne de canne à sucre - ndlr). C’est cinq fois plus avec le complément de 0,88 centimes pour la tonne de canne coupée (...) Je suis pour le dialogue, mais la logique qui consiste à prendre en otage tout un territoire n’est pas ma conception de la République" a-t-il lancé devant micros et caméras, assurant que dans cette affaire, l’Etat ne négociera pas.

- Revivez la journée de ce lundi en images en consultant notre précédent live -

rb/mb/jm/www.ipreunion.com (mis en ligne à 3 heures mardi 11 juillet - Actualisé en direct)

mots clés de l'article : mobilisation , manifestation , conflit , planteurs , blocages , barrages , téréos , grève , Actus Reunion , Opérations Escargot

à voir également en vidéo

newsletter actu Réunion

le meilleur de l’actualité péi, sélectionnée pour vous : actu, buzz vidéo, sorties ciné…

suivez-nous