[LIVE] Prix de la canne - Les agriculteurs quittent la préfecture, après 13 jours de campement

Mercredi 24 mai 2017 - Manifestation des agriculteurs

Tout ce week-end, les planteurs ont attendu une réponse positive en provenance de Paris où des discussions ont eu lieu entre le ministère de l’Agriculture et le groupe Tereos. Elle n’est pas venue. L’industriel campe sur sa proposition de 2,50 euros d’augmentation du prix de la tonne de cannes. Plusieurs actions ont encore été menées ce lundi, comme promis ce week-end par les planteurs et leurs partenaires dans ce conflit. L’usine du Gol a été bloquée. Les salariés de l’usine de Bois-Rouge étaient en grève. Le Barachois et la rue de Paris à Saint-Denis ont également été fermés à la circulation. Mercredi, la CGTR appelle à un rassemblement et à la solidarité avec les agriculteurs. Les transporteurs ont annoncé entrer à leur tour en action. Les planteurs ont quitté les abords de la préfecture ce lundi soir, après 13 jours de campement.

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22h30 - Le parking devant la préfecture est maintenant vidé des dizaines de tracteurs qui l’on occupé pendant 13 jours.

22h23 - "On précise que nous quittons le site avec les ordures bien rangées pour permettre leur ramassage, si demain tout est semé, cela ne sera pas de notre responsabilité" soulignent les planteurs sur le départ.

22h07 - Les tracteurs lèvent le camp direction Bois Rouge. La mobilisation continue malgré leur départ de Saint-Denis.

21h54 - Les planteurs quittent le Barachois, après 13 jours de campement devant la préfecture, à la demande de leurs dirigeants syndicaux.

Les tracteurs prennent la direction de Saint-Benoît, mais c’est "sur la route que nous déciderons où nous allons" a précisé un agriculteur.

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20h33 - Les transporteurs annoncent une entrée en action aux côtés des agriculteurs.

20h15 - Les représentants des transporteurs, Jean-Bernard Caroupaye, patron de la fédération nationale des transporteurs routiers, Joël Mongin et Johny Arnachallum sont arrivés à la préfecture.



18h48 - "Toute la population, les travailleurs et les planteurs sont appelés à venir dès 6 heures (mercredi - ndlr) devant le nouveau port pour que plus rien n’entre ni ne sorte" lance Danio Ricquebourg, à la préfecture.

18h41 - Les représentants de la CGTR BTP et de la fédération Ports et Docks et de la CGTR Services-distribution-commerce ont rejoint les planteurs à la préfecture. Une réunion aura lieu ce mercredi matin au Port. C’est à ce moment-là que la CGTR entrera en action, selon les informations de Danio Ricquebourg, secrétaire général de la CGTR Ports et Docks.

18h33 - Une réunion se tient actuellement, depuis 18h00, entre les organisations syndicales agricoles et la direction de l’agriculture, dans les locaux de la DAAF - Direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt. Tous cultivent l’espoir de trouver une solution.

Les représentants de la CGTR sont attendus à la préfecture.

17h25 - Une partie des tracteurs qui étaient postés au niveau du pont de la Rivière Saint-Denis font marche arrière et retournent se garer devant la préfecture.

17h09 - La CGTR appelle à un rassemblement ce mercredi matin du côté du Port Est.

16h49 - Les tracteurs sont sur la quatre-voies en direction de Saint-Louis depuis Saint-Pierre, selon les informations de radio Free Dom. La circulation devrait être perturbée sur cette portion de route.

16h30 - Les planteurs ne bougeront pas des jardins de la préfecture le 14 juillet, malgré les manifestations qui y sont prévues. Frédéric Vienne (FDSEA) est très remonté, quelques minutes après la conférence de presse tenue par le préfet de La Réunion, qui, concernant la fête nationale, en a appelé "à l’esprit républicain des Réunionnais" pour libérer le centre-ville de ces tracteurs.

 


Crise des planteurs : Frédéric Vienne (FDSEA) réagit aux propos du préfet. Les planteurs resteront sur place pour le #14juillet pic.twitter.com/cXk8lg6R5f
— Imaz Press Réunion (@Ipreunion) 10 juillet 2017


 

15h55 - Finalement, les dirigeants des organisations syndicales agricoles disent ne pas avoir été informés d’une rencontre en préfecture à 16h30. La rumeur de cette réunion n’a pas été confirmée.

15h46 - "Je suis pour le dialogue, mais la logique qui consiste à prendre en otage tout un territoire n’est pas ma conception de la République" explique-t-il encore devant la presse.

15h42 - "Nous sommes passés de 0,49 centimes à 2,50 euros pour le prix de base (de la tonne de canne à sucre - ndlr). C’est cinq fois plus avec le complément de 0,88 centimes pour la tonne de canne coupée (...) Je recevrai toutes les bonnes volontées prêtes à s’exprimer et les différents partenaires s’il s’agit de formuler un accord. Mais je ne veux pas faire de la réunionnite" continue Amaury de Saint-Quentin.

15h35 - "Dans cette négociation, il n’y a pas de geste de l’Etat, qui a joué le rôle d’intermédiaire entre l’opérateur et les planteurs (...) Les progrès faits depuis des semaines sont plus que significatifs. Il faut savoir sortir d’un conflit" a lancé le préfet de La Réunion, Amaury de Saint-Quentin lors d’une rencontre avec la presse cet après-midi.

15h25 - Les planteurs y mettent de leur corps pour faire vivre le barrage de la rivière Saint-Denis. De cette façon, les camions ne peuvent aller nulle part.



 

15h15 - Les représentants syndicaux basés à l’usine de Bois-Rouge annoncent que les salariés devraient reprendre le travail demain matin. Ces derniers ont débrayé ce matin pour faire part de leur mécontenement.

15h06 - Les organisations syndicales seront reçues en préfecture à 16h30.

14h40 - "Dans quelques instants, il faut s’attendre à des surprises" indique un agriculteur, au niveau du barrage du pont de la Rivière Saint-Denis. La situation est tendue. Les forces de l’ordre s’équipent. Toute la circulation a été déviée. Des discussions sont en cours pour décider des suites des actions entreprises.

14h30 - A la sortie du pont de la Rivière Saint-Denis, avant le Barachois, les camions, dont certains contenant les galets destinés au chantier de la Nouvelle route du littoral, sont bloqués à la circulation par une centaine de personnes. Les véhicules légers et les transports en commun peuvent passer.

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12h33 - Des tracteurs se sont postés au niveau de la Balance à Saint-Pierre et au Gol.



12h15 - A Saint-André, le débrayage à l’usine de Bois-Rouge est maintenu par les salariés. L’issue de la réunion, dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO), entre syndicats et direction n’a pas été satisfaisante pour les organisations syndicales et les travailleurs. Ces derniers ont obtenu 49 centimes d’augmentation sur leur salaire, une hausse qu’ils jugent insuffisant. Le groupe sucrier Téréos ne pouvait selon lui, mettre plus que cette somme sur la table.

11h55 - A Saint Denis, la Direction régionale des route informe que le Barachois est fermé dans le sens Est/Nord depuis la Rue Labourdonnais et dans le sens Ouest/Nord depuis la Rue Lucien Gasparin. Elle conseille fortement aux usagers d’emprunter le Boulevard Sud depuis l’échangeur de Gillot.

11h27 - La FDSEA réunira son bureau à 13h00 cet après-midi. "Le principal point de l’ordre du jour consistera a déterminer la communication à adopter aujourd’hui et pour les prochains jours" confie Frédéric Vienne, dirigeant du syndicat agricole.

Une réunion des trois syndicats pourrait avoir lieu en préfecture cet après-midi. Rien n’a filtré concernant une éventuelle évolution de la proposition d’augmentation du prix de la tonne de canne de Téréos qui est toujours fixée à 2,50 euros.

11h10 - Un des convois de tracteurs ferait demi-tour, retournant ainsi sur Saint-Louis. La circulation est toujours très dense dans le Sud.



10h36 - Une déviation aurait été mise en place par les forces de l’ordre au niveau de la cité des Arts de Saint-Denis, vers le boulevard Sud, selon les informations de radio Freedom.

10h22 - Actuellement, une cérémonie de dépôt de gerbe se déroule au niveau du Monument aux Morts à Saint-Denis, rue de Paris, en présence du nouveau préfet de La Réunion, Amaury de Saint-Quentin. A l’habitude, le public est invité à assister à la cérémonie. En raison de la manifestation des planteurs, le secteur a été interdit aux véhicules légers ainsi qu’aux piétons.

10h18 - Deux convois ont pris le départ entre Saint-Louis et Saint-Pierre : La CGPER mène une vingtaine de tracteurs et de pick-up roulant sur deux voies. Dans le même temps, une autre vingtaine de tracteurs est menée par la FDSEA sur une voie de la route nationale. La circulation est fortement perturbée dans le Sud.



10h09 - Le Syndicat du sucre appelle dans un courrier à "la responsabilité et à la retenue les responsables politiques et économiques de La Réunion", concernant l’issue de ce conflit.

9h49 - La circulation est fortement perturbée dans le Sud. Une vingtaine de tracteurs opèrent une opération escargot à Saint-Louis en direction de Saint-Pierre.

9h35 - Le Barachois est impossible d’accès dans les deux sens de circulation. Un barrage de tracteurs a été installé au niveau de la statue Roland Garros.

9h19 - Le Barachois est toujours fermé à la circulation. Une déviation a été mise en place via le boulevard Sud.

9h09 - Un poids lourd transportant de gros galets pour le chantier de la Nouvelle route du littoral se retrouve bloqué rue de Paris à Saint-Denis.

 


Crise des planteurs : un poids-lourd transportant des galets pour le chantier de la NRL bloqué rue de Paris pic.twitter.com/vQLcePT850
— Imaz Press Réunion (@Ipreunion) 10 juillet 2017


 

9h01 - La centrale thermique du Gol a été bloquée tout le week-end. La direction a fait entrer quelques salariés par une entrée dérobée pour assurer la manutention du charbon.

Au Gol, une opération escargot, avec une vingtaine de tracteurs s’apprête à quitter le site en direction de Saint-Pierre.

8h55 - Les ouvriers de l’usine de Bois Rouge sont en grève depuis ce matin.

8h45 - 10 personnes, membres du Collectif des syndicats et associations professionnelles de La Réunion sont arrivés sur le Barachois. Pour rappel, le CSAPR réclame la suppression du RSI. Les Révoltés 974 ont également rejoint les agriculteurs.

8h20 - Une opération escargot est en cours dans le Sud de l’île. Les blocages se poursuivent à Saint-Denis. Retrouvez notre Facebook Live :



7h56 - Dans le sens Sainte-Marie/Saint-Denis, l’accès à la rue de Paris est maintenant bloqué par les planteurs à Saint-Denis.

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7h50 - Une vingtaine de tracteurs ainsi qu’une centaine de véhicules (voitures, 4x4, camionnettes...) sont concentrés au niveau de l’usine du Gol à Saint-Louis.

7h25 - Les dirigeants syndicaux vont se rendre en préfecture en début de matinée pour de nouvelles discussions en vue de trouver une solution au conflit qui s’annonce généralisé ce lundi.

Seul le Barachois et l’usine du Gol à Saint-Louis sont pour l’instant bloqués par les tracteurs.

7h15 - La circulation est pour l’instant libre sur l’ensemble de l’île. Les tracteurs sont actuellement postés sur le Barachois. Ils sont également nombreux réunis du côté de l’usine du Gol.

POUR RAPPEL

Seule avancée au cours du week-end : le groupe sucrier a accepté une revalorisation de l’aide à la mécanisation. L’enveloppe dédiée à cette aide est passée de 200 000 euros à 500 000 euros. Le groupe industriel reste par contre campé sur sa proposition de 2,50 euros sur la hausse du prix de la tonne de cannes.

Les agriculteurs réclament 6 euros et leurs représentants syndicaux estiment que seule une proposition à 3 euros d’augmentation permettra d’ouvrir une piste de solution.

Dimanche après-midi il y a encore eu un espoir de fin de crise. Les trois organisations syndicales ont été reçues par le préfet, Amaury de Saint-Quentin, arrivé à La Réunion le matin même.

"Nous avons simplement fait un point de situation" indiquait Jean-Bernard Gonthier de la CGPER. Jules Houpiarpanin (CGPER) ajoutait "le préfet nous a incité à accepter l’offre de 2,50 euros de hausse de Tereos". Amaury de Saint-Quentin a souligné qu’"en Métropole, les filières agricoles perdent 8 % sur leurs revenus. Ici, 5% ont été ajoutés sur le revenu, c’est plutôt pas mal" rapportait le représentant syndical.

Reçus à leur tour, représentants des Jeunes Agriculteurs et de la FDSEA annonçaient que Tereos serait reçu dans la soirée par le représentant de l’Etat et se disaient "prêts à négocier toute la nuit s’il le faut"



 

Cela n’a pas été nécessaire, au bout d’une heure de rencontre avec le préfet, le groupe industriel confirmait sa proposition à 2,50 euros de hausse.

"Il n’y aura plus de négociation ce soir, nous allons préparer notre plan de bataille pur demain matin" lâchait Frédéric Vienne. Au même moment le préfet recevait le patron de la gendarmerie et celui de la police…

Tereos fera peut-être une nouvelle proposition ce lundi. En attendant c’est le spectre d’un blocage général de l’économie de l’île qui se profile. Car si les planteurs ont prévu de durcir leurs actions, les transporteurs et la CGTR ont prévu de se mobiliser.

De quoi mettre immédiatement dans l’action le nouveau préfet Amaury de Saint-Quentin...

mb/rb/jm/ts/www.ipreunion.com (mis en ligne à 3h lundi 10 juillet - actualisation en direct)

mots clés de l'article : fdsea , planteurs , cannes , sucre , cgper , Jeunes Agriculteurs , Actus Reunion , ereos

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