Les desserts des fêtes menacés par le prix du beurre

Galette des rois

Alors que les fêtes approchent, le prix du kilo de beurre ne cessent d’augmenter depuis avril 2016. Présent dans de nombreuses pâtisseries dont les bûches de Noël ou encore les galettes des rois, le beurre fait inévitablement augmenter le coût pour les consommateurs. Les rythmes de productions en sont d’ores et déjà impactés. (photo d’archives)

Si La Réunion n’a pas été touchée par la pénurie de beurre qui sévit sur la planète depuis le début du mois d’octobre, elle n’est pas épargnée par la hausse de son prix. "Les prévisions du prix du kilo de beurre ne sont pas à la baisse" rapporte Norbert Tacoun, président de la fédération réunionnaise des artisans boulangers-pâtissiers (FRABP). Au prix de "6,30€/kilo en avril 2016", le kilo de beurre est aujourd’hui vendu "aux alentours de 10 à 11 euros sur le marché local" explique le président qui annonce déjà "une nouvelle hausse des prix en début d’année 2018".

Pour les boulangers et pâtissiers de l’île, la hausse se ressent dans les productions : "ça devient de plus en plus difficile" concède Daniel, un pâtissier dyonisien. Pour lui, "la seule solution est d’augmenter ses prix de ventes", même s’il note une "baisse des produits vendus depuis quelques mois". Avant les fêtes, "l’inquiétude grandit pour de nombreux artisans" confie Norbert Tacoun. "Il faut soit rehausser ses prix de ventes, soit prendre sur sa marge personnelle : ce que tout le monde ne peut pas faire" affirme-t-il.

- Du retard dans les productions -

Résultat, la confection des pâtisseries des fêtes, des bûches de Noël aux galettes des rois prend du retard : "À cette date (ndlr : le 30 novembre), normalement on a déjà fini les bûches et une grande partie des galettes" lance un boulanger de Saint-Pierre. "Cette année c’est simple, nous n’avons toujours pas finit les bûches et on ne sait pas encore quand on commencera les galettes" se préoccupe l’artisan.

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Le prix du kilo de beurre est un frein à la production mais aussi à la vente selon Daniel de Saint-Denis : "si on augmente le prix d’une bûche de cinq euros, vous pensez que les gens ne vont pas aller voir ailleurs ?" questionne-t-il. Et si le cours du beurre inquiète autant, c’est aussi du fait de "la dépendance totale" du secteur, confie un pâtissier Saint-Joséphois. "Le beurre, c’est le goût", pour l’artisan il est "impossible de le remplacer par de la margarine ou quoi que ce soit d’autre". La nouvelle hausse du coût du kilo pour janvier 2018 ne devrait pas arranger les choses.

hf/

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