Grand Raid 2004 : "J’appelais certains coureurs réunionnais les extraterrestres"

photo imaz press reunion

Jean-Louis Barbier représente une figure historique du Grand Raid au même titre que Robert Chicaud, directeur du comité organisateur, et de Denis Boullé, directeur de course. Désormais coordonnateur, il occupait tous les rôles depuis 1989 quand la compétition s’appelait encore La Marche des cimes. Dans le cadre de notre rétrospective, le bénévole évoque l’ambiance de la Diagonale des Fous au début des années 2000.

 

En 2004, pour la douzième édition du 22 au 24 octobre, le Réunionnais Richeville Esparon signait un doublé après sa victoire l’année d’avant. Il arrivait à La Redoute après 20h57 devant le métropolitain Vincent Delebarre. Chez les féminines, Alexandra Rousset finissait en tête. À noter l’abandon de Pascal Parny dans les derniers kilomètres.

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Jean-Louis Barbier se rappelle surtout de l’ambiance entre les membres du comité directeur. De la solidarité mais aussi des coups de gueule. "C’était une aventure avec une bande de copains qui voulait relancer cette course. Avec des bouts de ficelle, on faisait de tout. On se professionnalisait rapidement en structurant les choses. J’ai fait l’intendance, la logistique, le PC course… On était obligés d’être au four et au moulin", lance-t-il. Le bénévole évoque également les réunions de préparation les jeudis du côté de la Gare de la Grande Chaloupe avant le jour J.

La Diagonale figure parmi les épreuves les plus anciennes dans le domaine de l’ultra trail. Dans les années 2000, on retrouvait beaucoup de Réunionnais mais très peu de compétiteurs extérieurs sur les sentiers. Une époque où les coureurs locaux l’emportaient régulièrement.

"Génétiquement, les Réunionnais sont de sacrés coureurs de montagne. Si certains d’entre eux s’entraînaient avec des coaches qu’il y a dans certains endroits, on entendrait parler d’eux. Je me rappelle des Patrick Maffre, des Jacky Murat… Cela s’est mondialisé et désormais on joue dans une autre catégorie. La qualité des coureurs réunionnais est excellente", ajoute-t-il. Il nourrit l’espoir de voir les Réunionnais gagner à nouveau.

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"Ici, on un vivier et on a peut-être même mieux qu’ailleurs. Mais certains coureurs n’ont pas la même rigueur qu’ailleurs, notamment au niveau de la diététique. On a tous les ingrédients. J’appelais certains coureurs réunionnais les extraterrestres quand je voyais ce dont ils étaient capables", commente Jean-Louis Barbier. Ce dernier coordonne les différentes étapes sur la Diagonale.

Il se souvient également ses différents noms du Grand Raid. La Grande Traversée de 1990 à 1992. La Course de la Pleine Lune en 1993 et le nom qu’on lui connaît depuis 1994. Autant d’époque qu’il a parfaitement connues.

ts/www.ipreunion.com
 

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