[AUDIO - VIDEO] Noël : comment c’était avant ?

photo imaz press reunion

Il est des sujets que l’on prend particulièrement plaisir à creuser. A l’approche des fêtes de fin d’années, la foule s’écrase à l’entrée des magasins pour finaliser les achats de Noël. Repas, cadeaux, tenue de soirée, le budget est souvent largement dépassé. Pourtant, il y a quelques dizaines d’années, Noël était une fête dénuée de présents, au profit de sa vocation religieuse et de l’aspect familial. Quelques gramounes se sont prêtés à l’exercice de raconter leur Noël lontan, ici, à La Réunion, quand les grandes surfaces et les jouets en tout genre n’existaient pas. Témoignages.

C’est au marché du Chaudron, "gran matin", que les personnes âgées aiment faire leurs courses "à la fraîche". Entre deux étals, nous leur avons demandé de raconter les souvenirs qu’ils gardaient des fêtes de fin d’année, à l’époque où eux étaient encore jeunes.

Et les histoires s’enchaînent entre émotion et pointe de tristesse. Cette dame regrette le temps lontan. "Aujourd’hui ce n’est plus la fête de l’enfant Jésus, ce ne sont que les cadeaux". Si les traditions se perdent un peu au sein des jeunes générations, le repas de Noël est quasiment toujours synonyme de partage. "Avec mes frères et soeurs, on fait une association pour payer le repas", explique t-elle, tandis que la journée du 1er janvier est réservée à la visite de sa maman. Une façon de fêter Noël, qui n’a pas pris une ride.



Il y a cinquante ans à La Réunion, les jouets n’étaient pas monnaie courante. Pour antant, cela n’empêchait pas Jacky, 59 ans aujourd’hui, de s’amuser. Ce commerçant du marché forain du Chaudron à Saint-Denis regrette l’ancien temps, durant lequel, à partir d’un jacques et de quelques boites de sardines, un univers était créé. Si les traditions se perdent, la tolérance et la gentillesse aussi. L’homme déplore les nombreuses agressions qui remplissent les colonnes des journaux. Selon lui, avant, il y en avait beaucoup moins avant.



Nini - de son petit nom gâté - aime les fêtes de fin d’année. Pourtant, la période fait remonter en elle des souvenirs pas si festifs. Elle était la préférée de son papa, parmi ses 11 frères et soeurs. Cette position lui a valu la jalousie de deux d’entre eux, qui n’ont pas hésité à lui en faire voir de toutes les couleurs. La gramoune de 76 ans se confie, et raconte ce Noël, pour lequel des branches de bois, destinées à la frapper, étaient déposées sur ses souliers.

 


Nini préférait le temps lontan, surtout pour les fêtes de Noël... Même si ça n’est pas toujours gage de bons souvenirs... pic.twitter.com/pdaQW6kSfm
— Imaz Press Réunion (@Ipreunion) 21 décembre 2016


 

A l’époque, Noël était avant tout la célébration de la naissance de l’enfant Jésus. La messe de minuit était donc au centre de tout, puisqu’elle était souvent précédée ou suivie d’une belle fête, faite avec les moyens du bord. M. Pausé, qui précise "qu’avant, la messe était à minuit, et non pas à 21h00 comme aujourd’hui", se souviendrait presque des odeurs de viande cuisinées pour toute la famille, malgré la misère qu’il a connu dans les hauts de l’île. Avec celui qu’il appelle son frère, il aimerait retrouver danser, mais aujourd’hui, "li gagn pu".



Si ces témoignages sont touchants, ils sont aussi rares et précieux que les vôtres. A l’approche de Noël, nous aimerions savoir comment les familles réunionnais aimaient fêter Noël il y a quarante ans. Nous publierons, sous forme de tribune, vos souvenirs et votre nostalgie parfois, dans nos colonnes le 25 décembre prochain. Les courriers sont à envoyer à l’adresse redac@ipreunion.com.

www.ipreunion.com
 

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