8 ans de prison pour le père Jacky Hoarau

Jeudi 26 Avril 2012

Procés du père Jacky Hoarau

Après plus d’une heure de délibérations, le verdict est tombé pour le père Jacky Hoarau ce vendredi 27 avril 2012, lors du 2e jour de procès. Le père Jacky Hoarau,a été reconnu coupable de viols et agressions sexuelles commis entre 2008 et 2009 sur un enfant de choeur alors âgé de 14 ans. L’ancien curé de la paroisse de Sainte-Marie a été condamné à 8 ans de prison. Le parquet avait requis au minimum 7 ans d’emprisonnement.

Lors de son procès, l’accusé a reconnu les faits qui lui étaient reprochés. Ce vendredi, il a demandé pardon à la victime, et à la famille de l’adolescent, mais également à l’Eglise et à la société.

Au cours de la première journée d’audience, la matinée a d’abord été marquée par l’irrecevabilité de la demande du syndicat ecclésiastique du diocèse de La Réunion, qui voulait se constituer partie civile.

Pour rappel, le jeudi 26 avril 2012, la mère de la victime a annoncé que la hiérarchie de l’Eglise, qui voulait se constituer partie civile, voulait régler l’affaire en interne, et aurait tenté de la dissuader de porter plainte. Appelé à la barre en après-midi en tant que témoin, Gilbert Aubry a lui regretté que la famille ait subi des pressions.

On a également appris que le père Jacky Hoarau avait dû suivre une thérapie au Canada, durant quatre mois en 1990. « Il m’avait fait part de ses doutes sur sa sexualité, c’est pourquoi il a été envoyé au Canada », a expliqué Gilbert Aubry, avant d’assurer qu’à son retour, le prêtre allait beaucoup mieux, et qu’il ne laissait pas supposer un comportement à risque.

Cette affaire de viols a démarré le 8 janvier 2010. C’est en fin d’année 2009 que la victime, un adolescent alors âgé de 14 ans, s’était confié à sa mère. Entendu par les gendarmes, l’adolescent avait expliqué comment le prêtre lui avait imposé des attouchements puis des fellations. Les faits se sont déroulés entre mai 2008 et juin 2009, à la cure, après la messe du samedi et du dimanche.

Autre fait qui avait choqué : l’instruction avait révélé la séropositivité de l’accusé, et le fait qu’il n’avait pas utilisé de préservatifs lors de ses relations avec l’enfant de choeur. La maladie n’a heureusement pas été transmise à la victime.

mots cls de l'article : Photo du jour , Une , Procès , assises , église , cour d’assises , père , jacky hoarau

voir galement en vido

newsletter actu Réunion

le meilleur de l’actualité péi, sélectionnée pour vous : actu, buzz vidéo, sorties ciné…

suivez-nous