Présidentielle américaine : Assange juge le rapport de la CIA "politisé"

© AFP - BEN STANSALL

Le rapport de la CIA sur l’intervention de la Russie dans l’élection américaine est un "communiqué de presse" avec un objectif "politique" et n’apportant aucune preuve, a affirmé lundi Julian Assange lors d’une conférence de presse en ligne.

La CIA affirme dans un rapport avoir établi que des personnes liées à Moscou ont fourni au site WikiLeaks des emails piratés sur les comptes de l’ancien directeur de campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton, John Podesta, et du parti démocrate, entre autres.

"Ce n’est pas un rapport des services de renseignement, (...) c’est honnêtement assez embarrassant pour la réputation des services de renseignement américains. C’est un communiqué de presse et ça a été clairement fait pour avoir un effet politique", a affirmé le fondateur de Wikileaks lors d’une intervention en direct sur le service de vidéo de Twitter, Periscope.

"La politisation évidente du rapport se situe dans les passages faisant référence aux intentions de l’Etat russe vis-à-vis de Donald Trump", a-t-il ajouté.

"Ce rapport est une attaque politique contre Donald Trump" et vise à "délégitimer l’élection" du nouveau président américain, selon lui.

"Il n’y a aucune preuve de rien nulle part dans le rapport", a-t-il ajouté, refusant une nouvelle fois de révéler quelles sources avaient transmis ces emails à Wikileaks.

"Les sources de Wikileaks concernant les emails de John Podesta et les fuites sur le DNC (le parti démocrate, NDLR) ne sont membres d’aucun gouvernement, elles ne sont pas liées à des Etats, elles ne viennent pas du gouvernement russe", a-t-il répété.

Il a par ailleurs augmenté la récompense que Wikileaks offre pour toute information sur "tout agent de l’administration Obama ayant détruit des dossiers importants" liés à l’histoire américaine : elle était de 20.000 dollars la semaine dernière et est passée à 30.000 dollars lundi.

Le président élu des Etats-Unis Donald Trump a affirmé dimanche qu’il ne "croyait pas" à la thèse selon laquelle la Russie avait cherché à le faire élire le 8 novembre.

La Russie a de son côté dénoncé lundi des accusations "gratuites" de la CIA.

Hillary Clinton a pour sa part accusé Moscou et Vladimir Poutine d’être partiellement responsables de sa défaite, lors d’un dîner avec des donateurs de sa campagne, a affirmé vendredi le New York Times.

La police fédérale américaine (FBI) partage quant à elle les conclusions de la CIA, selon le Washington Post de vendredi.

mots clés de l'article : USA , politique , GB , diplomatie , Russie , espionnage

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