Violences urbaines : 25 interpellations en banlieue parisienne

© AFP/Archives - Geoffroy VAN DER HASSELT

Au moins 25 personnes ont été interpellées dans la nuit de lundi à mardi en banlieue parisienne pour des violences urbaines, a-t-on appris de sources policières et préfectorales, alors que François Hollande se rend en Seine-Saint-Denis pour une visite centrée sur l’emploi des jeunes.

"Il y encore des incidents, des incendies de véhicules et de poubelles mais j’ai le sentiment, d’après ce que me disent les autorités préfectorales notamment, qu’on est plutôt à la décrue", a estimé mardi Stéphane Troussel, président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis (PS), sur Europe 1.

Douze personnes ont été interpellées en Seine-Saint-Denis à Bondy et Epinay-sur-Seine, pour des jets de projectiles et d’engins incendiaires. La veille, dix personnes avaient été interpellées dans ce département de la banlieue nord-est de la capitale.

Onze autres ont eu lieu dans le département voisin du Val d’Oise, à Deuil-la-Barre et Elancourt, et deux à Elancourt dans les Yvelines, au sud-ouest de Paris.

Dans ce département, huit voitures ont été incendiées, dont cinq à Chanteloup-les-Vignes, où une cinquantaine de policiers ont été la cible de jets de cocktails Molotov.

Le portail du bureau de police de cette ville sensible a par ailleurs été enfoncé à l’aide d’une voiture bélier.

A Nanterre (Hauts-de-Seine), les policiers qui intervenaient sur deux feux de véhicules ont été pris à partie par une trentaine de jeunes encagoulés. L’un d’entre eux, âgé de 17 ans, a été interpellé et placé en garde à vue.

Des incidents n’ayant pas conduit à des interpellations ont également touché d’autres villes de banlieue parisienne, notamment à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et Asnières (Hauts-de-Seine).

Dans la nuit de dimanche à lundi, plus de cinquante incidents avaient été recensés dans une trentaine de communes de région parisienne, selon un rapport interne de la préfecture de police de Paris cité par Le Figaro.

Face aux violences qui se sont enchaînées depuis plus d’une semaine en banlieue parisienne dans le sillage de l’affaire Théo, 22 ans, victime d’un viol présumé lors d’une interpellation le 2 février, le gouvernement a lancé lundi un appel au "calme".

"J’appelle au calme", "à la responsabilité, à la sérénité, à la confiance dans la justice", a lancé le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux, alors que les incidents ont remis les banlieues dans le débat à deux mois de l’élection présidentielle.

"L’émotion légitime" suscitée par l’affaire Théo "ne saurait en rien justifier" ces "violences inacceptables", a affirmé de son côté le Premier ministre Bernard Cazeneuve.

mots clés de l'article : manifestation , Agression , gouvernement , Enquête , police

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