Mali : au moins 10 jihadistes tués par Barkhane près de la frontière algérienne

© AFP - Daphné BENOIT

Au moins 10 jihadistes présumés ont été tués lors d’une opération aérienne de la force française Barkhane mercredi dans le nord-est du Mali, à proximité de la frontière algérienne, a-t-on appris de sources militaires concordantes.

"Les forces françaises ont mené mercredi au moins un raid près de Tinzaouatène, à la frontière algérienne, contre les terroristes. Il y a eu au moins dix morts", a affirmé à l’AFP une source militaire malienne en poste dans le nord-est du pays.

L’état-major français a partiellement confirmé ces informations, évoquant un bilan d’"une vingtaine de terroristes tués ou capturés".

"L’opération a été menée par les forces françaises au Sahel", à la fois des forces spéciales et des troupes de Barkhane, a indiqué à l’AFP le porte-parole de l’état-major français des armées, le colonel Patrik Steiger.

Cette opération, menée mercredi matin, "visait trois objectifs de groupes armés terroristes, entre Boughassa et Tinzaouatène, qui ont fait l’objet de frappes aériennes simultanées suivies d’assauts héliportés appuyés par des hélicoptères Tigre, puis d’engagements au sol", a-t-il précisé.

"Selon un bilan provisoire, une vingtaine de terroristes ont été tués ou capturés", a-t-il affirmé, en soulignant que "trois véhicules" avaient été détruits et des armements ainsi qu’un "grand nombre de documents" récupérés.

Aucune perte humaine n’est à déplorer côté français, d’après le colonel Steiger, selon qui "l’identité des groupes armés visés reste à préciser".

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

mots clés de l'article : armée , France , Algérie , Mali , conflit , jihadistes

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