Le Mont-Saint-Michel passe sous la gestion exclusive de l’État

© AFP/Archives - CHARLY TRIBALLEAU

Le Mont-Saint-Michel, l’un des lieux les plus visités de France, dont la gestion était jusqu’ici éclatée, va passer sous le contrôle de l’État avant d’être transformé en établissement public à caractère industriel et commercial (Epic), a annoncé jeudi Matignon.

La mission de cet Epic "sera de coordonner la gestion et le développement du site, depuis le stationnement et les transports jusqu’à l’abbaye", a indiqué le Premier ministre Bernard Cazeneuve dans un communiqué.

"Dans la phase de création de l’Epic, l’État reprend la responsabilité de l’exploitation du barrage sur le Couesnon pour poursuivre les travaux hydrauliques et le suivi environnemental de la baie (...). Cette décision conduira l’État à apporter l’ensemble des financements nécessaires pour l’exploitation du site, pour 2017 et 2018, dans l’attente d’une décision définitive sur l’insertion de ce barrage dans le périmètre" du futur Epic, poursuit le texte.

Ces deux décisions ont été prises à l’issue d’une réunion à Matignon entre le chef du gouvernement et des élus normands et bretons.

Un rapport avait recommandé cette orientation, soulignant le grand nombre d’intervenants dans la gestion du site, visité chaque année par quelque 2 millions de touristes : syndicat mixte, deux communes, le Centre des monuments nationaux (CMN), une société délégataire de service public et plusieurs acteurs privés.

Mais l’essentiel des charges relatives à l’accueil des visiteurs et à l’exploitation du barrage sur le Couesnon, petit fleuve côtier entre Normandie et Bretagne, reposaient en grande partie sur les deux petites communes du Mont-Saint-Michel et de Beauvoir.

Un ancien préfet de la Manche a été chargé d’une mission de préfiguration du futur Epic et aura la responsabilité "de rédiger les textes législatifs et réglementaires nécessaires à la création et de construire, avec les collectivités territoriales et le CMN, un nouveau modèle économique pour financer les services rendus aux visiteurs du Mont-Saint-Michel", précise le texte.

Le Mont-Saint-Michel doit retrouver son caractère insulaire grâce à d’importants travaux achevés en 2015, dont la construction d’un pont-passerelle qui a remplacé la digue-route qui y menait depuis 1879. Ces travaux ont duré près de dix ans pour un coût total de 230 millions d’euros.

mots clés de l'article : tourisme , gouvernement , collectivités , PATRIMOINE

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