L’Elysée annonce "la mort accidentelle" d’un soldat français au Mali

© POOL/AFP/Archives - CHRISTOPHE PETIT TESSON

L’Elysée a annoncé dimanche soir "la mort accidentelle" la nuit précédente d’un soldat français "lors d’une opération aéroportée" au Mali, dans un communiqué.

"Le président de la République a appris avec tristesse la mort accidentelle la nuit dernière au Mali d’un soldat du 1er régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers lors d’une opération aéroportée effectuée dans la région d’Almoustarat", au nord de Gao, a déclaré la présidence.

Interrogé par l’AFP, l’Elysée s’est refusé à donner toute précision sur les circonstances de ce décès.

La ministre des Armées, Sylvie Goulard, a indiqué avoir appris "avec tristesse et émotion la mort accidentelle en opération au Mali, dans la nuit du 17 au 18 juin 2017, du chasseur parachutiste de 1ère classe Albéric Riveta".

La ministre souhaite également "un prompt rétablissement aux militaires qui ont été blessés lors de cette opération aéroportée".

Selon un communiqué de l’état-major de l’armée de terre, "plusieurs parachutistes ont été blessés en touchant le sol au cours d’une mise en place par aérolargage dans la nuit du 17 au 18 juin".

Né à Papeete il y a 23 ans, le 1ère classe Riveta était célibataire et sans enfant.

Le président Emmanuel Macron a "exprimé sa confiance et sa fierté aux militaires français qui combattent avec courage les groupes armés terroristes au Sahel" et "réitéré le soutien de la France au Mali et à la force des Nations Unies pour la mise en œuvre de l’accord de paix", a déclaré l’Elysée dans son communiqué.

Le chef de l’Etat a également salué "la mémoire de ce miliaire français tué dans l’accomplissement de sa mission pour la défense de notre pays et la protection de nos concitoyens" et adressé "ses sincères condoléances à sa famille, ses amis et ses frères d’armes", toujours selon la présidence.

Le Nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda avant qu’ils ne soient en grande partie chassés de cette région par une intervention militaire française lancée en janvier 2013, qui se poursuit toujours.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes et internationales, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes et dont l’application accumule les retards.

Cinq soldats maliens ont encore été tués samedi et huit blessés dans l’attaque d’un camp militaire dans le nord du Mali.

mots clés de l'article : France , Mali , défense

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